En ce temps des Fêtes, propice au partage, aux moments en famille et aux émotions simples, je souhaitais apporter une petite réflexion sur ce que représente pour moi l’expression « réussir sa vie ».

Noël est en effet traditionnellement pour certains, source de beaucoup de joie et véhicule de belles valeurs, mais c’est aussi pour d’autres, une période riche en dépenses, en courses effrénées aux cadeaux et en consumérisme à outrance.

Un parallèle tout trouvé avec ma vision de la réussite 😊

Quand j’étais adolescent, je me souviens en effet m’interroger sur le sens de cette expression, « réussir sa vie« . Je l’entendais parfois autour de moi, à la télé, de mes proches, ou la lisais dans les magazines.

Je me souviens notamment de cette formule de Jacques Séguéla devenue célèbre : « Si à 50 ans on n’a pas de rolex, c’est qu’on a raté sa vie »

Réussir sa vie ? Qu’est ce que ça pouvait donc bien vouloir dire ? Etait-ce un niveau ultime à atteindre dans la vie ? Y’avait il des critères à cocher pour y arriver ? A l’inverse, quand on n’atteignait pas ce niveau (et qu’on n’avait pas sa Rolex à 50 ans) est-ce que ça voulait dire qu’on avait raté sa vie ? Est-ce si noir ou blanc la réussite ? Et puis, qui sommes-nous pour juger de la réussite ou non de la vie des autres ? Pour que ce jugement extérieur soit légitime, il faudrait que les critères de réussite soient clairement établis et partagés par tous non ? Sinon, ça n’aurait aucun sens. Mais pourtant, beaucoup ont l’air de savoir ce que ça signifie de « réussir sa vie »…

Autant de réflexions qui trottaient dans ma petite tête d’adolescent.

Puis, les années ont passé et je me rendais compte que trouver les réponses à ces questions n’était pas si simple.

 

Premières réponses 

 

Au moment de rentrer dans la vie active, ma vision de la réussite ressemblait à « avoir un statut social élevé ».  C’est à dire avoir un poste haut placé, travailler dans des beaux endroits, être bien habillé, conduire une belle voiture, avoir une belle femme.

Une vision de la réussite clairement basée sur l' »avoir » plutôt que sur l' »être ».

Et bien sûr, cela sous entendait ensuite de montrer ce statut social et l’étaler aux yeux des autres.

Je me souviens ainsi à l’époque de mes premiers salaires vouloir m’acheter une Alfa Romeo, travailler dans des beaux immeubles de la Défense – le business center de Paris -, grimper les échelons rapidement, mettre des beaux pantalons, des belles chemises, des belles chaussures et avoir un attaché case…

Cette image représentait pour moi la réussite d’un homme de classe aisée, qui travaille dans le secteur du service, qui gagne bien sa vie, qui est écouté, respecté.

Mais petit à petit, à force de me lever tous les matins à 7h, de m’habiller « classe » pour paraître respectable, de faire le mouton pour monter dans le métro, en sortir le plus rapidement possible pour prendre l’escalator en premier pour « éviter le traffic », aller m’installer à mon bureau et passer 8h derrière mon ordinateur sur des sujets qui n’avaient pas grand sens pour moi, j’ai pris conscience que cette réussite était toute relative.

Et surtout qu’elle n’embrassait pas le bon point de vue. Cette réussite était celle que je projetais sur les autres, celle que je pensais être la norme et que je voulais donc pour moi-même.

C’était la réussite qu’une personne – moi en l’occurrence – jugeait enviable en voyant d’autres personnes. C’était le résultat d’une comparaison à l’autre et non le résultat d’une réelle réflexion sur ce qu’était la réussite pour moi-même, c’est à dire appliquée à ma personnalité.

 

Remise en question

 

Qu’en était il alors pour moi de la vraie réussite ? La réussite qu’on ressent au fond de soi, au fond de ses tripes et non dans le regard des autres.

Après 6 ans de cette vie à courir après une réussite normalisée, je constatais vite que ma réponse était ailleurs.

Je pris alors la décision de quitter ce train train et d’aller à la recherche de ma propre réussite. Je partis en voyage plusieurs mois autour du monde, je rencontrai beaucoup de gens dans des pays aisés d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Océanie, mais aussi dans des pays pauvres comme le Laos, le Cambodge, la Birmanie. Des gens qui n’avaient rien, si ce n’est un sourire radieux sur le visage. Des gens qui vaquaient à leurs occupations, à leur rythme. Bien sûr, ces gens n’avaient pas accès à tous les avantages de nos sociétés prospères en terme d’éducation, de santé et avantages sociaux, leur place ne me semblait donc pas pour autant enviable. Mais cela me fit réfléchir profondément et changea même complètement mon regard sur la vie. Sur ma vie.

Ces gens, qui n’avaient rien à étaler aux yeux des autres, rien à montrer, rien à faire briller, paraissaient pourtant si sereins, si épanouis.

Et si le fait de n’avoir rien à montrer ne les rendait justement pas indifférents au jugement des autres, et ainsi plus proches d’une certaine simplicité, d’une certaine vérité ?

A partir de là, je compris que « réussir sa vie » ne devait pas être jugé par le prisme d’autrui mais bien par son propre prisme. Moi seul devait pouvoir juger de la réussite de ma propre vie. Et moi seul devait pouvoir orienter ma vie selon mes propres critères et tenter de tendre vers la réussite que j’aurai définie.

Et enfin, moi seul pourra ensuite conclure, dans mes derniers instants, si oui ou non ma vie a été une réussite.

Le regard des autres, le jugement des autres, on s’en fout.

Et à partir de là on fait quoi ?

 

Une fois convaincu que « réussir ma vie » ne dépendait que de moi et ne devait pas être le fruit d’un jugement d’autrui, j’en conclus que tout ce qui était « visible », tout ce qui était matériel, tout ce qui coûtait cher, tout ce qui était à la mode, n’était pas important.

Cela m’apportait, par élimination, un début de réponse sur ce qu’était la réussite. Mais dans le fond, je m’interrogeais toujours… Comment faire en sorte de réussir ma vie ?

Je récapitulai :

Le premier enseignement était donc de ne pas se fier au regard des autres.

Le deuxième enseignement était que le monde matériel n’est pas gage de réussite. 

Le troisième enseignement était que, considérant les deux premiers enseignements, les critères de réussite devaient certainement être là, en moi, et qu’il fallait que je les identifie.

J’ai alors fait en sorte de m’écouter attentivement, d’écouter mon ressenti face aux situations, d’identifier mes émotions face aux expériences qui se présentaient à moi.

Ensuite, afin de collecter un maximum de « données » de cette introspection, il était important de vivre des situations diverses et variées, de « sortir de sa zone de confort » comme on l’entend souvent. Cela me permettrait ensuite de croiser davantage de données sur moi même, de mieux me connaître et logiquement d’affiner ainsi ce que je considère comme de la réussite ou non.

C’est ainsi que j’ai multiplié les expériences, artistiques, sociales, gustatives, sportives, culturelles, en allant dans des expositions, en voyageant dans des lieux inconnus, en prenant la parole en public, en apprenant sur divers sujets, en discutant, en lisant, en me lançant, en agissant. Tout ça en écoutant sans cesse mon ressenti et en suivant mon instinct.

De fil en aiguille, d’années en années, ces expériences m’ont permis de faire le tri dans les choses de la vie et de me rendre compte de ce qui était réellement important pour moi. De ça j’ai pu sortir ce qu’il me faut je pense pour avoir la sensation de « réussir ma vie« .

Réussir sa vie, pour moi…

 

Ainsi, réussir sa vie, pour moi…

C’est avant tout avoir le luxe de choisir sa vie. Choisir son activité professionnelle, choisir son rythme, choisir son entourage, choisir ses projets… et donc se donner les moyens de cela, en se libérant de la contrainte financière principalement.

C’est réussir à identifier ce qui m’allume au plus profond de moi, ce qui est important à mes yeux (et pas aux yeux des autres), ce qui me fait me sentir accompli et pouvoir y consacrer le temps et les moyens que je décide (grâce au premier point).

C’est être humble et être convaincu que la réussite n’est pas un niveau qu’on atteint une bonne fois pour toutes et qu’on ne lâche plus.  C’est un processus en perpétuelle évolution, et pour cette raison, il est important de continuer à avancer, à apprendre, à découvrir, à évoluer, à se réinventer, et à s’adapter aux épreuves et aux différentes périodes de la vie.

C’est partager son temps, son savoir et ses expériences aux autres pour, si possible, leur apporter quelque chose.

Et enfin, réussir sa vie, pour moi, c’est avoir des relations vraies, profondes, durables avec ses proches et vivre des moments authentiques ensemble. 

J’ai bien conscience que je ne parviendrai sans doute pas à « cocher » toutes ces cases tout au long de ma vie, mais je ferai de mon mieux. Et je garde surtout en tête qu’une vie est faite de périodes, plus ou moins heureuses, de rebondissements, plus ou moins décidés, et qu’il est important de faire preuve de résilience envers la vie et d’un peu d’indulgence envers soi-même.

La notion de réussite n’est pas binaire, elle est pleine de nuances et surtout, « c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens » 😊

Pour conclure

 

Il est donc loin le temps où j’estimais la réussite de la vie à travers le prisme des autres. Trop de gens s’arrêtent à ce prisme en choisissant pour eux-même le chemin de vie qu’ils estiment chez les autres comme celui de la réussite. Sans qu’il ne soit malheureusement adapté à leur personnalité.

Et cela a pour conséquence une « réussite » normalisée et tristement aseptisée, dans laquelle de moins en moins de gens se retrouvent.

Ne prenez pas ce chemin, prenez celui de votre propre réussite, il demande peut être plus d’engagement et d’effort mais il est tellement plus authentique et intéressant, pour vous-mêmes d’abord, et pour les autres ensuite 🙂.

Sur ce, chers lecteurs, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes de fin d’année. Prenez soin de vous et de vos proches.

 

C’est le début de la réussite 😊🥰  

 

Frugalman

 

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